Filière ovine

La région Auvergne-Rhône-Alpes compte un cheptel de 586 000 brebis déclarées à l’aide ovine, réparties dans 3900 élevages destinés à la production d’agneaux de boucherie et de reproducteurs. 43% des exploitations ayant des ovins sont spécialisées en production ovine,

C’est une production déterminée par le relief : 93% des exploitations situées en zone défavorisée simple (19%), montagne (67%) et haute montagne (7%). Un abattage est extra régional : Les abattoirs traitant de l’ovin en Auvergne-Rhône-Alpes sont peu nombreux, seuls 3 traitent des volumes supérieurs à 500 tec (Corbas, Aubenas et Sicaba).

Une filière tournée vers la production de qualité

Sur 650 000 agneaux produits, 125 100 sont commercialisés en démarche de qualité (20 % agneaux produits), notamment Agneau des Pays d’oc, Agneau de l’Adret et Agneau de Sisteron.

la mise en marché est organisée autour de 10 Organisations de producteurs commerciales et non commerciales (dont 4 ont leur siège dans la zone).

(Sources : DDT, IDELE, Base  de données d’appui technique ovin 2016)

Les atouts de la production

La production ovine joue un rôle socio-économique et environnemental majeur sur la région :

sur le plan économique de la production à la commercialisation : l’ensemble de la filière contribue au développement économique de la région au travers de la production de viande dans des territoires difficiles, de la transformation dans les abattoirs locaux et de la commercialisation via les boucheries et GMS.

Sur le plan social : les exploitations ovines contribuent au maintien de la vie sociale et à l’emploi en milieu rural. Elles participent à la préservation des paysages et à leur attrait touristique.

sur le plan environnemental : les brebis contribuent à l’ouverture des paysages et à leur mise en valeur. Au travers de la pâture, elles améliorent leur biodiversité et garantissent la protection des sols.

Un enjeu majeur

Le renouvellement des générations. La moitié des éleveurs ovins a plus de 50 ans, et donc d’ici 12 ans, 45 % des brebis sont «à reprendre». Avec seulement une quarantaine d’installations aidées par an, la filière ovine offre de réelles opportunités.

L’objectif est de travailler au renouvellement des générations en faisant connaître cette production et ses atouts, tout en poursuivant les investissements dans les élevages en place pour faciliter les reprises des exploitations.

Parmi les éleveurs ovins :

  • 359 sont engagés dans le label rouge Agneau de l’adret en 2017
  • 170 sont certifiés BIO ce qui place notre Région au 2ème rang des Régions de France
  • 93 sont engagés dans la démarche CCP Engagement Qualité Carrefour
  • 30 sont engagés dans l’IPG et label rouge Agneau de Sisteron
  • 13 sont engagés dans le label rouge Tendr’Agneau

En Rhône-Alpes, l’organisation du marché repose sur quatre organisations de producteurs :

Elles apportent de nombreux services à leurs adhérents :

  • Une mise en commun des volumes de la production et des services (collecte, appui technique…)
  • Un engagement d’une partie de la production sous signe officiel de qualité,
  • Un encadrement technico-économique spécialisé,
  • Un approvisionnement des adhérents en agrofournitures et en reproducteurs qualifiés.

Chaque Organisation des Producteurs traite ensuite avec une société commerciale dont le rôle est de trouver le meilleur marché pour les agneaux en fonction de leur qualité (standard ou sous démarche de qualité).

En parallèle de la filière organisée, il existe une filière de vente directe, en vif (à des bouchers, sur des marchés de bestiaux, Fête de l’Aïd…) ou en caissettes pour les particuliers (vente à la ferme, magasins de producteurs, marchés…).

Très présente dans le Sud Est, celle-ci dépend du potentiel de consommation mais aussi de l’existence de sites d’abattage. A cela s’ajoute, une augmentation de la consommation de viande d’agneau Halal, qui aujourd’hui, devient un débouché important.

Vingt et un abattoirs sont répartis sur toute la région et traitent des ovins, ceux de Corbas et d’Aubenas concentrent 56% des volumes abattus. La production de viande d’agneau rhônalpine est estimée à 3 584 tonnes. La consommation de viande ovine fraîche est estimée à environ 4,70 Kg/habitant soit environ 28 742 tonnes. Nous consommons donc huit fois plus que ce que nous produisons.